Votre mutuelle va augmenter
28/07/2026
Il y a une différence entre une hausse ponctuelle qu'on encaisse et une tendance de fond qu'on anticipe. Et depuis quelques années, on est clairement dans la seconde catégorie.
Ce qui a changé, concrètement
Entre 2013 et 2020, les cotisations santé collectives augmentaient d'environ 1,8 % par an. C'était supportable, presque indolore. En 2024, la hausse a atteint 8,2 % sur une seule année. Sur cinq ans, le cumul dépasse 22 %.
Ce n'est pas une anomalie conjoncturelle, c'est la conjonction de plusieurs mouvements qui se sont installés durablement : une population active qui vieillit, des soins qui coûtent plus cher, et une Sécurité sociale qui, doucement mais sûrement, réduit sa part.
En 2020, la Sécu prenait en charge 80,1 % des dépenses de santé. En 2024, ce chiffre est descendu à 79,4 %. Moins d'un point d'écart, sur le papier. Sauf que ce point-là, quelqu'un le paie. Et c'est vous, via votre reste à charge, ou via votre complémentaire, dont les cotisations grimpent pour compenser.
Le cas particulier des arrêts de travail
Depuis avril 2025, le plafond des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale a été abaissé, passant de 1,8 à 1,4 SMIC. Concrètement, en cas d'arrêt prolongé, une part de revenu qui était couverte avant ne l'est plus aujourd'hui par le régime obligatoire.
Et les arrêts, justement, durent de plus en plus longtemps.
En 2019, les arrêts de plus de 90 jours représentaient 48 % du volume total. En 2024, on est à 57 %. La cause principale de ces arrêts longs n'est même plus ce qu'on pensait : ce sont désormais les troubles psychologiques qui arrivent en tête, devant les troubles musculosquelettiques.
C'est pour cela que je ne cesse de répéter qu'un dirigeant de TPE ou un indépendant qui traverse un arrêt de six mois sans prévoyance correctement calibrée met son revenu personnel et sa situation personnelle en difficulté, voire en danger.
Si vous recrutez, ce sujet vous concerne encore plus
On pense souvent que l'attractivité d'un régime santé ou prévoyance est un sujet de grande entreprise. Pourtant, plus votre structure est petite, plus chaque recrutement compte, et moins vous avez de marge pour vous tromper.
Un candidat qui hésite entre deux offres compare aussi ce qu'il y a derrière le salaire. Une bonne mutuelle, une prévoyance qui protège vraiment en cas de coup dur, ça se voit, ça se compare, et ça pèse dans la décision.
Pourquoi votre contrat d'il y a cinq ans ne suffit peut-être plus
Depuis que j'accompagne des dirigeants et des professions libérales je constate que la plupart des contrats de prévoyance ou de complémentaire santé n'ont pas été revus depuis leur souscription. Trois ans, cinq ans, parfois plus.
Entre-temps, votre revenu a évolué. Votre situation familiale aussi, peut-être. Et le cadre réglementaire, lui, a continué de bouger : le PLFSS 2026 introduit une contribution exceptionnelle sur les organismes complémentaires, calibrée pour un milliard d'euros. Cette contribution, les assureurs ne vont pas la porter seuls. Elle se répercute, comme toujours, sur les cotisations.
Un contrat qui n'a pas été revu depuis plusieurs années n'est pas nécessairement un mauvais contrat. Mais c'est un contrat qui n'a probablement jamais été confronté à votre situation actuelle. Et ça, ça vaut la peine de vérifier.
Voici nos recommandations :
Vérifiez la cohérence entre votre prévoyance et votre revenu réel. Beaucoup de contrats ont été calibrés sur un revenu qui n'est plus le vôtre aujourd'hui, à la hausse comme à la baisse.
Regardez la conformité de votre contrat, pas seulement son tarif. Catégories objectives, contrat responsable, actes juridiques à jour : ce sont des points techniques, mais leur non-respect peut entraîner une requalification, avec perte des exonérations sociales. L'impact dépasse alors largement celui d'une hausse de cotisation annuelle.
Ne subissez pas la revalorisation, questionnez-la. Une hausse dans la moyenne du marché n'appelle pas forcément d'action. Une hausse nettement au-dessus, en revanche, mérite qu'on se demande pourquoi.
Notre rôle chez NEOVIA Courtage & Conseil :
La protection sociale n'est ni un sujet purement financier, ni un sujet purement administratif. C'est un sujet humain, qui touche à ce qui se passe vraiment quand un imprévu arrive.
Notre travail, c'est de regarder ce que vous avez déjà, de vous dire honnêtement si ça tient la route, et de vous accompagner pour que ça continue à correspondre à votre réalité, année après année.
Si votre dernier contrat de prévoyance ou de mutuelle date d'il y a plus de deux ou trois ans, ou si vous ne savez plus vraiment ce qu'il couvre, c'est probablement le bon moment pour qu'on en parle.

nadege guillou
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Mon expérience en 3 mots : Professionalisme, Écoute, Efficacité.
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